
Le VLAN, ou Virtual Local Area Network, est une technologie réseau qui permet de regrouper logiquement des équipements (ordinateurs, serveurs, objets connectés) au sein d’un même réseau local, même s’ils sont branchés sur des commutateurs (switchs) différents ou situés dans des bureaux distincts. À l’inverse, il permet de séparer des machines branchées sur le même matériel physique pour qu’elles ne puissent pas communiquer entre elles.
Chez DATAROCKSTARS, nous enseignons que le VLAN est l’une des briques fondamentales de l’infrastructure informatique moderne. Que vous soyez un futur Data Engineer ou un expert en cybersécurité, comprendre la segmentation réseau est crucial pour protéger les flux de données sensibles et optimiser la bande passante de l’entreprise.
1. Pourquoi utiliser des VLAN ?
Sans VLAN, tous les appareils d’un réseau appartiennent au même “domaine de diffusion” (broadcast domain). Si un ordinateur envoie un message de recherche, toutes les autres machines du réseau reçoivent ce signal, ce qui sature inutilement le réseau.
Le VLAN permet de répondre à trois enjeux majeurs : • La Sécurité : Isoler les services sensibles (RH, Comptabilité) du reste du réseau (Visiteurs, IoT). • La Performance : Réduire le trafic de diffusion pour libérer de la bande passante. • La Flexibilité : Déplacer un employé d’un bureau à un autre sans avoir à recâbler tout l’étage ; il suffit de changer la configuration logique du port sur le switch.
2. Le fonctionnement technique : Le Tagging (802.1Q)
Pour que les switchs sachent à quel réseau appartient une trame de données, ils utilisent un protocole standard appelé IEEE 802.1Q. Ce protocole ajoute une petite étiquette (un “tag”) de 4 octets à l’en-tête de la trame Ethernet.
Cette étiquette contient un VLAN ID (un numéro compris entre 1 et 4094). Lorsqu’une trame arrive sur un switch, celui-ci lit l’ID et ne la renvoie que vers les ports appartenant au même VLAN. Chez DATAROCKSTARS, nous comparons cela à un système de tri postal automatisé qui garantit que le courrier arrive dans le bon quartier.
3. Les différents types de ports : Access vs Trunk
Pour configurer un VLAN, on distingue deux types de ports sur un switch :
• Le Port d’Accès (Access Port) : Il est configuré pour un seul VLAN. C’est ici que l’on branche les appareils finaux (PC, imprimantes). Les données qui sortent de ce port ne portent pas de tag.
• Le Port Trunk (Trunk Port) : Il permet de faire passer plusieurs VLAN sur un seul câble physique (par exemple entre deux switchs ou entre un switch et un routeur). C’est ici que le tagging est indispensable pour ne pas mélanger les flux.
4. Les types de VLAN courants
Il existe plusieurs manières de classer les VLAN selon leur usage :
- VLAN de données : Pour le trafic classique des utilisateurs.
- VLAN Voix : Spécialement optimisé pour la téléphonie IP (VoIP) afin de garantir une qualité sonore sans coupure.
- VLAN de Management : Réservé aux administrateurs pour configurer les switchs et routeurs en toute sécurité.
- VLAN Natif : Le VLAN par défaut (souvent l’ID 1) utilisé pour le trafic non tagué sur un lien Trunk.
5. Le Routage Inter-VLAN : “Router-on-a-stick”
Par définition, deux appareils dans des VLAN différents ne peuvent pas communiquer directement. Si le service Marketing veut envoyer un fichier au serveur de la Comptabilité, il faut un équipement de couche 3 (un routeur ou un switch de niveau 3) pour faire le pont.
La technique du “Router-on-a-stick” consiste à utiliser un seul lien physique entre le switch et le routeur pour gérer tous les flux inter-VLAN. C’est une architecture classique que nous étudions dans nos modules d’infrastructure cloud et de cybersécurité pour apprendre à contrôler les accès (via des ACL).
6. VLAN et Sécurité : Attention aux attaques
Bien que le VLAN améliore la sécurité, il n’est pas infaillible. Des techniques comme le VLAN Hopping permettent à un attaquant de passer d’un VLAN à un autre de manière illégitime.
Dans notre formation en cybersécurité, nous apprenons à contrer ces attaques en désactivant le protocole DTP (Dynamic Trunking Protocol) et en changeant systématiquement le VLAN natif par défaut. La sécurité ne s’arrête pas à la segmentation, elle demande une vigilance de chaque instant.
7. Le futur : Du VLAN au VXLAN
Avec l’explosion du Cloud et du Big Data, la limite des 4094 VLAN est devenue un frein pour les géants du web. Le VXLAN (Virtual Extensible LAN) a été créé pour pallier ce problème, permettant de créer jusqu’à 16 millions de réseaux virtuels.
Maîtriser ces évolutions est le cœur du métier de Data Engineer & AIOps. Savoir passer du réseau local physique aux réseaux virtualisés du cloud (VPC sur AWS ou VNet sur Azure) est une compétence indispensable en 2026.
8. Pourquoi maîtriser les réseaux avec DATAROCKSTARS
La donnée ne circule pas par magie. Derrière chaque modèle d’IA et chaque pipeline de données se cache une infrastructure réseau complexe. Maîtriser les VLAN, c’est comprendre comment isoler vos serveurs de calcul, sécuriser vos bases de données et garantir une performance optimale pour vos applications.
Chez DATAROCKSTARS, nous vous donnons les clés pour comprendre l’informatique de bout en bout, du câble réseau à l’algorithme d’apprentissage. Prêt à segmenter le monde pour mieux le contrôler ? Souhaitez-vous découvrir comment notre Bootcamp Data Engineer & AIOps peut vous aider à bâtir des infrastructures de données impénétrables et ultra-performantes ?
Merci pour votre lecture ! Si vous souhaitez découvrir nos prochains articles autour de la Data et de l’IA, vous pouvez nous suivre sur Facebook, LinkedIn et Twitter pour être notifié dès la publication d’un nouvel article !