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La nécessité d’acculturation à la data au sein de tous les métiers

Data has a better idea

Pour le philosophe Wittgenstein, « les limites de notre langage signifient les limites de notre propre monde ».

Alors que l’usage de la data se généralise dans les entreprises, ces limites prennent un sens concret. Car sans une acculturation à la data de l’ensemble des collaborateurs, dans des entreprises de plus en plus tournées vers le “Data-driven”, comment faire langage commun? Sans ce langage commun autour de la data, difficile d’éviter l’effet silo et la compartimentation des données, au risque de réduire les bénéfices induits par les investissements massifs des entreprises.

En effet l’apport des experts en data, les équipes et infrastructures techniques, déterminant au début du passage à l’échelle data des organisations, ne suffit plus. La transformation passe à présent par l’acculturation de l’ensemble des collaborateurs, qui n’ont pas tous la même sensibilité à la donnée, parfois perçue comme inquiétante ou sans intérêt, par manque de compréhension et d’outils conceptuels.

Ainsi, pour leur permettre de s’approprier les outils et de comprendre les enjeux que posent le numérique, l’automatisation et l’IA dans leur métier, notamment face à l’apparition de problématiques nouvelles comme la RGPD (régulation sur les données personnelles), cette acculturation est essentielle. Mais le développement nécessaire de cette culture de la donnée pose le défi de la méthode, comment la faire advenir ?

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Des groupes comme AXA, BPCE, Société Générale ou même Michelin, qui ambitionnent de devenir des Data-Driven Companies, ont su mettre en place des dispositifs prometteurs, tous marqués par le même souci d’une pédagogie concrète, au plus près du terrain, pour sensibiliser le plus grand nombre en démocratisant l’accès et l’usage des données.

Ainsi, la Société Générale a eu recours au reverse-mentoring entre dirigeants et data scientists autour de cas d’usage, tandis que BPCE a créé une Data Academy, qui dispense des cycles de formation diplômantes et certifiantes (cinq à ce jour) pour ses salariés experts en data. Cependant, la focale ne doit pas être mise uniquement sur les salariés experts, bien qu’ essentiels, car l’acculturation doit pouvoir s’adresser à tous les collaborateurs, aux profils et aux besoins très divers.

Des diagnostics de ces besoins et des contenus pédagogiques à apporter pour aider à l’acculturation de leurs effectifs ont ainsi été mis en place chez BPCE ou encore AXA. Cette dernière a simplifié sa communication interne grâce à un Manifeste de la data en 5 points, et, comme BPCE, a mis à disposition de ses équipes jeux-vidéos, MOOC et leur version corporate, les COOC. Quant à Michelin, qui avait lancé son plan de transformation digitale Engage en 2015, elle a vu 5 ans plus tard des résultats concrets dans le changement de culture de ses équipes, qui montrent des taux d’utilisation et de satisfaction des outils mis en place entre 70 et 80%.

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Chez tous les groupes engagés dans ce vaste chantier, le même constat semble revenir, sans acculturation à la data, son usage reste limité et ne permettra pas une mutation en profondeur des entreprises vers un pilotage par la donnée. Le défi principal repose donc dans sa nécessaire généralisation à tous les collaborateurs, dans une attention permanente au rythme d’apprentissage de ces derniers pour leur permettre de s’approprier par eux-mêmes cette culture de la donnée et permettre un langage commun digital au sein de l’entreprise.

Si vous aussi, vous souhaitez être embarqué(e) dans cette transformation data et en appréhender les défis, inscrivez-vous à notre formation Acculturation Data.

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