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Données Structurées vs Non Structurées

Découvrez les différences fondamentales entre les données structurées, organisées et facilement exploitables, et les données non structurées, brutes et multiformes, qui constituent la majorité des informations aujourd’hui.

Qu’est-ce que la distinction entre Données Structurées et Non Structurées ?

La distinction entre données structurées et non structurées est fondamentale dans le domaine de la data science et du Big Data. Elle repose sur le niveau d’organisation et de modélisation inhérent à l’information, conditionnant directement la manière dont elle peut être stockée, traitée et analysée.

Définition détaillée de Données Structurées vs Non Structurées

Les données structurées sont des informations hautement organisées et formatées de manière rigide, suivant un schéma prédéfini. Elles sont généralement tabulaires, composées de lignes et de colonnes, et stockées dans des bases de données relationnelles (SQL). Chaque champ est clairement défini avec un type de donnée spécifique (texte, nombre, date), ce qui rend ces données facilement interrogeables et analysables par des algorithmes traditionnels. Pensez à une feuille de calcul Excel ou à une base de clients : chaque information est à sa place, clairement identifiable et exploitable. L’avantage principal des données structuréesside dans leur simplicité de gestion et d’analyse, mais leur rigidité peut être un frein face à la complexité et à la variété des informations du monde réel.

À l’opposé, les données non structurées n’ont pas de modèle de données prédéfini ni d’organisation apparente. Elles représentent la grande majorité des données générées aujourd’hui (environ 80%) et se présentent sous des formes très diverses : texte libre (e-mails, publications sur les réseaux sociaux, articles de blog), images, vidéos, fichiers audio, documents PDF, etc. Leur nature brute et hétérogène les rend plus difficiles à stocker, à gérer et à analyser avec des outils traditionnels. L’exploitation des données non structurées nécessite des techniques avancées de traitement du langage naturel (NLP), de reconnaissance d’images ou de traitement audio pour en extraire des informations pertinentes. C’est ici qu’interviennent les technologies de Big Data et d’intelligence artificielle, capables de donner un sens à ce volume massif d’informations brutes.

Il existe également une catégorie intermédiaire, les données semi-structurées. Celles-ci ne sont pas conformes à la structure formelle des modèles de données associés aux bases de données relationnelles, mais elles contiennent des balises ou d’autres marqueurs pour séparer les éléments sémantiques et renforcer les hiérarchies d’enregistrements et de champs au sein des données. Des exemples typiques sont les fichiers JSON ou XML, qui possèdent une structure interne flexible mais auto-descriptive.

Comment fonctionne la gestion de ces données ?

La gestion des données structurées repose sur des systèmes de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR) comme MySQL, PostgreSQL ou Oracle. Ces systèmes utilisent le langage SQL (Structured Query Language) pour manipuler et interroger les données. Le schéma est défini à l’avance (“schema-on-write”), ce qui garantit la cohérence et l’intégrité des données. Pour les données non structurées, on utilise des bases de données NoSQL (Not only SQL) comme MongoDB, Cassandra ou Redis. Ces bases sont beaucoup plus flexibles et permettent de stocker des données sans schéma prédéfini (“schema-on-read”). L’analyse de ces données fait appel à des frameworks de Big Data comme Hadoop et Spark, qui permettent de distribuer le traitement sur de multiples machines et d’appliquer des algorithmes complexes de machine learning pour en extraire de la valeur.

Tableau de bord d'analyse de données

Quelle est la principale difficulté liée aux données non structurées ?

La principale difficulté des données non structurées réside dans l’extraction d’informations pertinentes et exploitables. Contrairement aux données structurées où le sens est donné par la colonne, ici, le contexte est roi. Analyser le sentiment d’un client à partir d’un e-mail, identifier des objets dans une image ou transcrire une conversation téléphonique sont des tâches complexes qui nécessitent des modèles d’IA sophistiqués. Le volume, la vélocité et la variété (les 3V du Big Data) de ces données ajoutent une couche de complexité supplémentaire, nécessitant des infrastructures de stockage et de calcul massives et scalables. La sécurité et la gouvernance de ces données sont également des enjeux majeurs, car elles peuvent contenir des informations sensibles et personnelles.

Comment les entreprises tirent-elles parti des deux types de données ?

Les entreprises les plus performantes combinent l’analyse des données structurées et non structurées pour obtenir une vision à 360 degrés de leurs clients, de leurs opérations et de leur marché. Par exemple, une entreprise de e-commerce peut analyser ses données de ventes structurées (produits achetés, montant des transactions) pour identifier les tendances de consommation. En parallèle, elle peut analyser les commentaires clients non structurés sur les réseaux sociaux et les avis produits pour comprendre les raisons de ces tendances, identifier des problèmes de qualité ou détecter de nouvelles attentes. Cette approche hybride permet de passer d’une analyse descriptive (que s’est-il passé ?) à une analyse prédictive (que va-t-il se passer ?) et prescriptive (que devons-nous faire ?). Pour en savoir plus sur les stratégies de données, vous pouvez consulter des ressources de référence comme celles du MIT.

Applications concrètes

Dans le secteur bancaire, l’analyse des données structurées (transactions, historique de crédit) est utilisée pour la détection de fraude et l’évaluation du risque de crédit. L’analyse des données non structurées (e-mails, conversations avec le service client) permet d’améliorer la connaissance client et de personnaliser les offres. En santé, les données structurées des dossiers médicaux électroniques sont croisées avec des données non structurées issues de l’imagerie médicale (radios, IRM) et des notes de médecins pour aider au diagnostic et prédire les épidémies. Le glossaire de DATAROCKSTARS offre d’autres exemples concrets d’application.

Données Structurées vs Non Structurées et les métiers de la Data

La maîtrise des deux types de données est devenue une compétence essentielle pour tous les métiers de la data. Le Data Analyst travaille principalement sur les données structurées pour produire des tableaux de bord et des rapports. Le Data Scientist va plus loin en développant des modèles de machine learning capables d’analyser des données structurées et non structurées pour faire des prédictions. Le Data Engineer est responsable de la construction et de la maintenance des pipelines de données, assurant que les données, quelle que soit leur nature, soient collectées, stockées et mises à disposition des analystes et des scientifiques de manière fiable et efficace. Les formations comme les bootcamps de DATAROCKSTARS préparent à ces nouveaux défis en formant des experts capables de naviguer avec aisance dans cet écosystème de données complexe. Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à lire nos articles de blog.